Juste un peu de rappels historiques

26/07/2013 09:54

Dernier CD au prix de 12 € des "Boucaniers de St-Malo"  vous pouvez vous le procurer au magasin LECLERC espace culturel à SAINT MALO .

 

          Bonjour,

Le quai de Terre Neuve longe le bassin Dugay-Trouin à Saint-Malo . 

On y trouve très souvent Le Renard qui était un voilier du XIXe siècle, de type cotre (*1)  à hunier (*2) et qui fut le huitième et dernier navire armé par le corsaire(*3) malouin Robert Surcouf (1773 - 1827 ; nommé  Baron d'empire en 1810, Surcouf mourut d'un cancer le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne qu'il possédait près de Saint-Servan, et fut inhumé à Saint-Malo) .  Lancé en 1812, il était commandé par le capitaine Leroux-Desrochettes  ; il livra un dernier combat victorieux contre la goélette anglaise l'Alphéa à la fin de l'année 1813 .  Cependant, au cours de cet affrontement, Leroux-Desrochettes perdit un bras et en mourut quelques temps après .

Le Renard, que l'on peut voir de nos jours, est une réplique de ce bateau historique, construite à Saint-Malo et lancée en 1991 .  Elle est actuellement en gestion chez la compagnie "Étoile marine Croisières" de Saint-Malo : (http//www.saint-malo-tourisme.com/organiser/vous-divertir/excursions/137787-etoile-marine-croisieres---vieux-greements) .

Pour vous permettre de vous remémorer qui furent les grands corsaires, les flibustiers, les boucaniers, le lien ci-dessous fera beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ... alors pourquoi s'en priver ???

http://acoeuretacris.centerblog.net/rub-flibustiers-boucaniers-pirates-.html

 

Ceci étant lu, il faut bien comprendre que la marine demandeuse de pragmatisme pour savoir où se situer dans un désert d'eau, a largement contribué à faire progresser la connaissance de "l'univers terrestre" qui était très mal connu à l'époque puisqu'Aristote (élève de Platon) avait été le seul à soutenir qu'elle était ronde ... !   Voilà pourqui dans le film de Jean-Jacques ANNAUD : "Le nom de la rose" (1986), le supérieur du monastère Jorgë, souhaite faire périr des oeuvres impies d'Aristote car pour lui la terre est toujours plate !

Le malheur voulut que les théories d'Aristote engendreront beaucoup plus tard, début XVII ème siècle, une théorie du géocentrisme qui fera que GALILEE sera obligé de renier ses observations pour ne pas finir comme Gordiano BRUNO, onze ans auparavant, brûlé vif à Rome en février 1600 (même s'il avait poussé le bouchon un peu trop loin en écrivant que Jésus-Christ n'était pas Dieu mais un simple "mage habile") .

Pour bien comprendre comment a pu progresser cette évolution malgré la férule imposée par le dictat des religieux, il est important de lire le lien qui suit :  http://visite.artsetmetiers.free.fr/instruments.html

Aujourd'hui nous en sommes au sonar couplé avec les données satellites et capable de repérer un banc de poissons afin de ne plus permettre aux espèces de se reproduire en pêchant les jeunes dans les filets, avec le banc tout entier, avant qu'ils n'aient eu le temps de se reproduire et les marins sont ensuite chargés de faire le tri en les rejetant à la mer (mais mort) car s'ils étaient pris par un contrôle au port, ils devraient payer une taxe qui ne permetterait plus de payer les traites du sonar et de la redevance satellitaire ... !

Pour illustrer cet exemple voici celui de la Fleur des Ondes qui pourtant n'avait pas besoin de toute cette technologie en tant que "caseilleur" :

http://fleur-des-ondes.over-blog.com/pages/Fleur_des_Ondes_son_histoire-2092422.html

Vous voyez que le mode dit "moderne" (à notre échelle de jugement) ne se dédouane pas de la piraterie de la faune océanique .

Nous aborderons très prochainement le trois mâts barque : "l'étoile du roy" qui est tout aussi accessible sur : http://www.etoile-du-roy.com/

Bonnes découvertes malouines assez exceptionnelles pour qu'on puisse en faire "état" (je fais ici malicieusement allusion à la République Malouine qui fut instaurée de 1590 jusqu'en 1594 qui a donné la devise officieuse de la ville : « Ni Français, ni Breton, Malouin suis. ») .

C'étaient mes chemins maritimes de traverses .

J.M. MARTIN

 

(*1)  :  Le cotre est un gréement de bateau à voile, généralement ponté et à quille (contrairement au dériveur qui ont une dédive relevable pour faciliter l'accostage sur une plage de sable), et qui ne possède qu'un mât central, sauf s'il est équipé d'un tapecul .   À la différence du sloop, il porte une surface de voile divisée à l'avant (au moins 2 voiles d'avant) .  La bôme située en bas du mât supporte la grand-voile ; le foc et la trinquette sont en avant du mât .

C'est une forme ancienne des bateaux habitables de dimensions moyennes .

 

Le cotre à tapecul Le MUTIN, un des navires à voile d'entraînement de la Marine Nationale française

 

(*2)  :  Le hunier est une voile établie au-dessus d'une basse-voile (grand-voile ou misaine) sur une vergue hissée sur le mât de hune .   Un  perroquet peut être établi au-dessus .

À l'origine, c'était une très grande voile, puissante et nécessitant beaucoup de gabiers (marins)  pour la gréer, elle fut divisée en deux au XIXe siècle, devenant hunier "fixe" (inférieur) et hunier "volant" (supérieur) .  Les voiles étant nommées en fonction de leur position ou du mât sur lequel elles sont attachées, sur un trois-mâts barque, on a donc un petit hunier (dit de misaine), et un grand hunier .

Pour les voiliers carrés (avec des voiles carrées sur tous les mâts), le hunier d'artimon devient le perroquet fixe (ou volant) de fougue .

Certains voiliers gréés au tiers, comme la Bisquine  portent également des huniers au-dessus des basses voiles .

La Cancalaise (bisquine basée à Cancale d'où son nom) naviguant vers Port Briac son mouillage ; les bisquines sont des bâteaux de pêche normands ou bretons gréés en « bisquine » .  Le nom serait issu de « Biscaya » (la Biscaye, au Pays basque) province maritime espagnole à l'époque qui construisait de forts voiliers de pêche .

(*3)  :  Un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire civil armé, autorisé par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires .  Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les "pirates" puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement .  Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre .

Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course » .  Le mot « corsaire » a été emprunté à l'italien « corsaro » lui même dérivé du latin « cursus », « course » .   Le mot « corsaire » est attesté du XVe siècle au début du XVIe siècle) mais le terme de pirate était encore utilisé comme synonyme à la fin du Moyen- Age, d'où la confusion entre les deux acceptions .